Couture zen du rakusu et du kesa

Le kesa

La pratique du zen ne requiert pas une tenue spécifique. Il est possible de pratiquer zazen dans une tenue souple de couleur sombre.

Cependant, puisque le zen n’est pas une méthode de bien-être, mais une voie spirituelle, les personnes qui le souhaitent peuvent demander à recevoir l’ordination de bodhisattva, de moine ou de nonne.

Deux hommes cousant lors d’un atelier de couture zen

Atelier de couture zen

Lors de l’ordination, la·le maître de la sangha remet au bodhisattva, au moine ou à la nonne un rakusu. Les moines et les nonnes portent durant la pratique un kesa. Le rakusu et le kesa sont des vêtements rituels portés sur un kimono noir.

La couture du kesa

La couture zen d’un rakusu ou d’un kesa demande de fréquentes et délicates opérations de montage. Il est donc préférable de coudre sous la supervision d’une personne expérimentée, lors d’un stage (sesshin) au temple zen du Caroux.

Dans la couture du kesa, inconsciemment, on réalise que chaque point contient, crée tout un univers, avec son passé et son futur.


Maître Kosen

Le tissu utilisé pour coudre un rakusu peut être de toute origine, même (voire, de préférence) la plus vile. La couture zen se pratique très bien à partir de tissu de récupération en bon état.

Participants à un atelier de couture manuelle du rakusu

Couture du rakusu

Après la couture

Avant de vous être remis par la·le maître au cours de votre ordination, le rakusu est calligraphié. Prévoyez un fuse (don) à remettre au calligraphe en remerciement.

Ne traitez pas le kesa ou le rakusu comme un vêtement ordinaire. Retirez-le pour vous rendre aux toilettes, ne le posez pas sur le sol et rangez-le dans un endroit élevé.